Grande danseuse - 1.1 - Granité


Entretien
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Christophe-Christophe est sculpteur sur métal depuis plus de 10 ans. Ses sculptures s’exportent en Europe et aux Etats-Unis pour le plus grand bonheur des amateurs d’art. Nous faisons le point sur son parcours.
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Est-ce que Christophe-Christophe est votre vrai nom ?
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C’est mon vrai prénom. Je l’ai doublé car j’aime cet effet redondant. Cela donne du volume, comme une sculpture. Et en plus, c’est facile à retenir !
Pourquoi êtes-vous devenu sculpteur ?
Je suis très imaginatif et mon cerveau bouillonne d’idées de toutes sortes. La sculpture me permet de fixer une idée, de lui donner vie et de la partager..
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Comment qualifier vos sculptures ? Que cherchez-vous à transmettre ?
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Je porte une attention toute particulière à la fluidité et à l’harmonie des formes. C’est sûrement pour cela que j’adore représenter les femmes ! Je voudrais transmettre un esprit de douceur, d’apaisement et d’harmonie.
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Quelle est votre formation ?
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Autodidacte et métallier ! J’ai appris par moi-même pendant une dizaine d’années à force d’expérimentations et en 2016 j’ai suivi une formation de métallier à Brest. Cela m’a permis d’acquérir de la rigueur. C’est parfois difficile pour un artiste de travailler au millimètre près…[rires] Je suis aujourd’hui en mesure de réaliser des pièces différentes comme du mobilier par exemple.
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Quand avez-vous commencé ?
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Sur le tard ! Artistiquement, je suis né à 40 ans. J’ai visité l’atelier d’un ferronnier un peu au hasard, comme on pousse la porte d’une galerie d’art par curiosité. Il y avait des gardes corps, des tables, des portails, des cigognes… On avait l’impression d’un fouillis extraordinaire. C’est là que j’ai vu des artisans façonner le fer pour la première fois. Ce fut un révélateur. J’ai aussitôt acheté un poste à souder, un chalumeau, du fer… et les premières sculptures sont nées. Découvrir que l’on est capable de créer une œuvre ex nihilo est un pur bonheur !
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Comment travaillez-vous ?
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En trois phases : idée, esquisses et matérialisation de l’œuvre. Les croquis sont le premier passage de l’idée à sa représentation sur le papier. Je cherche des lignes fluides et épurées et travaille beaucoup sur la légèreté des œuvres. Je voudrais presque les voir s’envoler ! La phase de matérialisation est passionnante, intellectuelle et physique: quels matériaux utiliser ? Comment façonner telle ou telle forme ? Faut-il créer un outil spécifique ? Est-ce que le résultat correspond à l’idée initiale ? Est-ce que la sculpture provoque une émotion chez celui ou celle qui la regarde ? Si c’est le cas, cela me rend heureux.
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Où acheter vos sculptures ?
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Directement à l’atelier, lors d’expositions ou en me contactant par e-mail, par téléphone…